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Voyage de printemps en Alsace du mardi 13.05 au samedi 17.05.2025.

Séjour de 4 nuitées à Colmar.

Excursions à Ribeauvillé, Kaysersberg, Riquewihr,
Eguisheim, Ungersheim (visite de l’écomusée d’Alsace),
au retour visite de Strasbourg

75e Assemblée Générale Ordinaire

depuis la fondation des AFE en 1949
vendredi 21 mars 2025
suite à l’Assemblée Générale Extraordinaire de 19 h
au restaurant Steinmetz à Bech

Assemblée Générale Extraordinaire

vendredi 21 mars 2025
au restaurant Steinmetz à Bech

Ordre du jour :
Modification des statuts (cf. nouvelle loi sur les a.s.b.l. du 7 août 2023)

Activités de 2024

  • Mercredi 14 janvier 2024 : « Echternach 1944 – 45. Année zéro – désolation et résurrection », conférence de Frank Wilhelm dans le cadre de l’exposition « Ons zerschloen Dierfer » organisée par le Musée d’histoire militaire de Diekirch et la Commune d’Echternach au Trifolion
  • Mardi 20 février 2024 : soirée de lecture avec Claude Schmit, présentation de son nouveau roman « Yeshuah – une vie de Jésus après sa crucifixion« , interludes musicaux par Cary Greisch (guitare classique) au Quaichleker Bichereck à Echternach
  • Mardi 12 mars 2024 : soirée de lecture avec Guy Rewenig en collaboration avec les éditions Binsfeld, au Quaichleker Bichereck
  • Vendredi 15 mars 2024 : 74e Assemblée Générale ordinaire au restaurant Steinmetz à Bech
  • Soirées de cinéma français au Ciné SURA à Echternach :
    – Mercredi 20 mars 2024 : « Mon crime » de François Ozon
    – 24 avril 2024 : « Yannick » de Quentin Dupieux
    – 9 octobre 2024 : « Un p’tit truc en plus » par Artus
    – 6 novembre 2024 : « Quand vient l’automne » de François Ozon, film sur invitation de Frank Wilhelm
  • Jeudi 13 juin 2024 : Visite guidée de l’église de Junglinster par Alex Langini
    et présentation de l’orgue par Jos Majerus, organiste à la Basilique d’Echternach
  • Mardi 9 juillet 2024 : Remise de prix d’encouragement aux élèves méritants en français du cycle 4.2 de l’école fondamentale d’Echternach
  • Du 9 au 14 septembre 2024 :
    Voyage en autocar en Auvergne avec séjour à Clermont-Ferrand
    Visites :
    – Puy de Dômes en train à crémaillère (1465 m), promenade guidée, Temple de Mercure / Observatoire de Physique du Globe de Clermont / Chemin de ronde du sommet
    – Visite guidée de Clermont-Ferrand avec la Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption et la Basilique Notre-Dame-du-Port
    – Visite du musée Aventure Michelin
    – Visite du parc Vulcania à Saint-Ours (comprendre le fonctionnement des volcans)
    – Visite de la ville de Le Puy-en-Velay et de l’Abbaye de la Chaise-Dieu
    – Visite guidée de Vichy
  • Jeudi 21 novembre 2024 : Soirée Beaujolais Nouveau avec projection d’un Photoshow sur le voyage en Auvergne, présenté par Edmée Schonckert

Voyage du 9 septembre au 14 septembre 2024 en Auvergne.

Séjour de 5 nuitées à Clermont-Ferrand

Visite de Beaune : Héritière d’un riche patrimoine historique et architecturale, siège de nombre de maisons de négoce, Beaune peut être considéré comme la capitale des vins de Bourgogne.

Visite guidée à Clermont-Ferrand avec la Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption.
Ce sanctuaire dans le style du gothique rayonnant d’Ile -de-France doit son impressionnante couleur noire à l’andésite. C’est la seule cathédrale au monde bâtie en pierre de Volvic.

Visite du musée L’Aventure Michelin : Une visite qui étonnera tous les passionnés, quel que soit leur domaine de prédilection : histoire, arts graphiques, tourisme, technologie, innovations…

Sur une quarantaine de kilomètres environ, on peut observer l’alignement incomparable  de la chaîne des puys, dont le Puy de Dôme constitue le plus majestueux exemple.      

Visite guidée du Château de la Bâtisse à Chanonat : Ses toits plats, ses terrasses, ses ailes du 18e s, ouvertes sur l’extérieur, confèrent à cette demeure de pierre blonde une grâce avenante. Sa quiétude contraste avec les sévères forteresses féodales de la région

Vision étrange et splendide que la ville du Puy-en-Velay enserré entre ses buttes, avec le rocher St-Michel d’Aiguilhe, surmonté d’une chapelle romane, le rocher Corneille, couronné par une Vierge monumentale, et la déroutante cathédrale Notre-Dame, presque orientale, dont la célèbre vierge noire fait toujours l’objet d’une grande dévotion.

Village perché sur un vaste plateau boisé reliant les monts du Livradois et du Forez, les maisons de la Chaise-Dieu sont regroupées autour de la célèbre abbaye bénédictine

Les bords de l’Allier, avec ses grands parcs qui dispensent paix et fraîcheur font l’originalité première de Vichy. Cette illustre station thermale séduit par son architecture éclectique, la qualité de ses commerces et par son large éventail des distractions culturelles.

Promenade sur les bords du lac d’Allier : Sur l’agréable promenade fluviale de 3 km, aménagée de planches, pontons, sable et aires de jeux alternent avec terrains de sport, bars et restaurants.

Retour par Dijon : Dijon possède les excellents atouts d’une ville-carrefour. Héritière d’un passé prestigieux, c’est aussi une ville-musée dont l’élégance se manifeste à travers son rayonnement culturel et architectural.


 

Activités de 2023

22 janvier 2023 : Soirée de théâtre « Songe d’une nuit d’été » (Shakespeare) dans une mise en scène de Myriam Muller au Studio du Grand Théâtre de Luxembourg

7 février 2023 : Soirée de lecture avec Jérôme Quiqueret, journaliste et écrivain, « Tout devait disparaître » au Quaichleker Bichereck à Echternach, soirée animée par Frank Wilhelm

Vendredi 24 mars 2023 : 73e Assemblée Générale ordinaire

Soirées de cinéma français :
8/03/23 Illusions perdues (Xavier Giannoli)
26/04/23 Ouistreham (Emmanuel Carrière)
4/10/23 Jeanne Du Barry (Maïwenn)
8/11/23 Coup de chance (Woody Allen), film sur invitation de Frank Wilhelm

Samedi 8 juillet 2023 : Randonnée à pied (ou bus / voiture / vélo) à Steinheim avec déjeuner en commun au restaurant Gruber

Jeudi 13 juillet 2023 : Remise de prix d’encouragement aux élèves méritants en français du cycle 4.2 de l’école fondamentale

Du 4 au 10 septembre 2023 : Voyage au Lac Majeur avec séjours à Lucerne en Suisse et Stresa en Italie (31 participants)

jeudi 16 novembre 2023 : Soirée Beaujolais Nouveau avec projection d’un photoshow sur le voyage de septembre au Lac Majeur, présenté par Jean-Claude Degrell

Soirée de cinéma français

73e Assemblée Générale ordinaire

vendredi 24 mars 2023 à 19h

au Restaurant Steinmetz à Bech

Soirée de cinéma français

Invitation

Hortulanus noster

L’Orangerie de l’Abbaye bénédictine d’Echternach

Projet topiaire en marge de l’humilité monacale ou rêverie édénique ?

Histoire d’un lieu, d’un bâtiment, de son jardin, de ses utilisations et de ses enjeux

Conférence-projection de Frank WILHELM

Professeur émérite de l’Université du Luxembourg

Jeudi 16 mars 2023 à 19 h. en la salle dite « des glaces » du Lycée classique d’Echternach

Au XVIIIe siècle, l’Abbaye bénédictine d’Echternach fondée par saint Willibrord en 698 se met au goût du jour. Dès ses débuts, le couvent avait une dimension spirituelle et temporelle, à partir des années 1730, sous le règne abbatial de Grégoire Schouppe, l’architecte lorrain Léopold Durand, moine bénédictin, reconstruit l’abbaye médiévale en plus grand, en plus représentatif du pouvoir. Il est le concepteur du bâtiment central accolé à l’église abbatiale et de l’édifice qui va embellir le « jardin des prélats » en face de l’entrée de la cour d’honneur : l’Orangerie. C’est le style classique baroque français qui domine, avec sa symétrie, sa rigueur géométrique, ses proportions harmonieuses. S’y ajoute le brin de folie du style rococo (en France : Louis XV) ; la statuaire est tout en courbes, en excentricités, en sinuosités, en spontanéité. On y plante jusqu’à 400 arbres pour en faire un topos horticole pensé comme œuvre d’art, avec un bassin central et quatre allées allégoriques. Le bâtiment lui-même est une serre luxueuse et festive pour abriter en hiver des plantes exotiques comme les agrumes, notamment des orangers. Est-ce un rappel du jardin de l’Eden dont Adam et Ève ont été chassés ? L’humilité monacale et la devise bénédictine ORA ET LABORArecommanderaient davantage de modestie. La Révolution française balaiera ces excès ecclésiastiques et donnera le pouvoir à la bourgeoisie entreprenante : à Echternach la famille Dondelinger entre autres.

La conférence-projection fera découvrir les représentations graphiques du site (plans cavaliers, dessins, gravures, utopies, exégèses), des témoignages littéraires sur le site horticole et architectural, les premières photographies diffusées sous forme de cartes postales illustrées. En 1920, l’État acquiert la partie avant (ouest) de l’abbaye suite au décès du dernier propriétaire privé, Jean-Henri Dondelinger III, et y installe le Gymnase. On ne sait à quel usage est destinée l’Orangerie, mais l’ancien jardin des prélats est exploité comme potager et verger par les frères rédemptoristes alsaciens installés à Echternach après 1900. Comme par miracle l’Orangerie échappe à des destructions massives pendant l’Offensive des Ardennes et, la paix revenue, est restaurée. On songe à en faire la résidence du curé doyen et de ses vicaires, mais c’est le Musée de l’État qui y transférera une exposition d’objets (mobilier, tableaux) en provenance de l’abbaye. À partir de 1967, le Lycée classique pourra y faire fonctionner quatre salles de classe. Le site est animé par les élèves, c’est presque l’école buissonnière, où l’on dessine et enseigne parfois au milieu des parterres. Le jardin est investi par des manifestations culturelles externes au Lycée : concerts dans le cadre du Festival international de musique ou d’« Echternach en musique», théâtre international de la jeunesse s’exprimant par le geste et la danse plutôt que par la parole, récemment aussi concerts ultra contemporains organisés par les jeunes du E-Lake Festival. On rencontre l’Orangerie dans une bande dessinée ; avec la ci-devant abbaye, elle prête son cadre à un film professionnel autour de Sherlock Holmes et à une vidéo luxembourgeoise qui caricature la monarchie.

Bref, ce monument et ce jardin où jamais personne n’a habité à demeure sont des lieux très vivants, ouverts sur la société malgré la clôture évidente, avec une grille magistrale qui permet autant la vue qu’elle peut barrer l’accès. Le site s’est ainsi démocratisé, là où autrefois les sculpteurs créaient des êtres mythologiques, de nouvelles formes d’expression comme un ballet de danse classique par des élèves de l’École régionale de musique permettent au jardin avec son Orangerie réservés jadis aux prélats et aux riches propriétaires privés de trouver un public élargi et bon enfant qui y trouve une sorte de… paradis terrestre.

frank.wilhelm@education.lu             frank.wilhelm@victor-hugo.lu