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Week-end en Champagne : Provins et Troyes du 7 au 8 mai 2011

21 octobre 2011

Provins

De loin, les silhouettes de la Tour César et du dôme de Saint-Quiriace annoncent la cité médiévale, ceinte de remparts. Au pied du promontoire s’étend la ville basse, vivante et commerçante. C’est peu dire que Provins est réputée pour son atmosphère médiévale : en 2001, tout l’ensemble urbain – et non seulement un quartier – a été inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco. Provins ne compte pas moins de  58 monuments classés !

La rose de Provins

Selon la tradition, Thibaud IV le Chansonnier, comte de Brie et de Champagne, rapporta et fit prospérer à Provins des plants de roses provenant de Syrie, Edmond de Lancastre (1245-1296), frère du roi d’Angleterre, ayant épousé Blanche d’Artois, fut durant quelques années suzerain de Provins et introduisit dans ses armes la rose rouge. La rose de Provins (Rosa gallica officinalis) est l’ancêtre de toutes les variétés cultivées en France. Connue grâce aux foires de Provins, elle était recherchée pour son parfum, mais également pour ses vertus officinales : elle apaise les maux de digestion, adoucit la gorge, assainit et purifie la peau.

La Porte Saint-Jean

Edifiée au 13e s., cette porte trapue est flanquée de deux tours en éperon, partiellement masquées par les contreforts qui furent ajoutés au 14e s. pour étayer un pont-levis.

Les Remparts

Construits aux 12e et 13e s. sur une ligne de défense préexistante, puis remaniés à maintes reprises, ils constituent un très bel exemple d’architecture militaire médiévale.

L’Eglise Saint-Quiriace

Sa construction fut entreprise au 12e s. à l’initiative d’Henri le Libéral. Le transept et la nef sont du 13e s., le dôme date du 17e s.

La Tour César

Ce superbe donjon du 12e s. était autrefois rattaché au reste de l’enceinte de la ville haute. La « chemise » qui enserre sa base fut ajoutée par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans pour y installer l’artillerie, d’où son surnom de « Pâté aux Anglais ».

Troyes

Dans le centre historique, les maisons à colombages sont souvent de guingois, et certaines ruelles médiévales si étroites que l’on peut se passer des objets d’une maison à l’autre, de part et d’autre de la rue. Troyes est aussi une ville d’art, avec ses hôtels particuliers, ses musées et ses dix églises classées regorgeant de vitraux du 12e au 20e s.

L’Eglise Sainte-Madeleine

C’est la plus ancienne église de Troyes.  L’église primitive (milieu du 12e s.) a été très remaniée au 16e s. Dans la nef gothique, reconstruite dans la seconde moitié du 19e s., un triforium aveugle est surmonté de fenêtres géminées, mais toute l’attention est attirée par le remarquable jubé de pierre. De style flamboyant, ce jubé fut exécuté de 1508 à 1517 par Jean Galide, sculpteur et architecte troyen. Une balustrade fleurdelisée le surmonte. Côté chœur un escalier atteint la galerie : sa rampe repose sur une corniche ornée de figures grotesques et de choux frisés. Sur la face collatérale nord, on peut voir un groupe de bois peint, doré et délicatement sculpté (œuvre flamande). Le chevet est orné de grandes verrières Renaissance aux coloris éclatants.

L’Hôtel de Mauroy

Cet Hôtel, construit en 1 550 par de riches marchands, offre un bel exemple de l’architecture troyenne du 16e s. Sa façade sur la rue est appareillée en damier champenois. Dans la cour, des colombages, des briques, un damier champenois (briques et craie) et des bardeaux (tuiles en bois) s’intercalent autour d’une tourelle polygonale. Remarquez les colonnes de style corinthien supportant la galerie de bois.

Diaporama Provins et Troyes (43 photos)

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Textes extraits du Guide Michelin, Champagne Ardenne (2010)

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